PROCEDURE DE SURENDETTEMENT
Engagement de la
procédure
La procédure de surendettement est entièrement gratuite et est
engagée à la demande d'une personne qui est dans une situation
qui le justifie.
Celle-ci doit s'adresser à la succursale de la Banque de France
du département, la plus proche de son domicile, se procurer un
dossier de "déclaration de surendettement" et le remplir en
l'accompagnant, éventuellement, d'une lettre de saisine de la
commission expliquant les causes du surendettement.
Constitution
du dossier complet
Doivent
être précisés dans le dossier :
les nom et adresse du demandeur,
la situation familiale,
les conditions de logement,
le montant et la nature de toutes ses dettes et de ses dépenses
courantes,
les coordonnées de ses créanciers.
le montant détaillé de ses revenus, de ses ressources
(prestations, allocations) et de ses biens (immobiliers,
produits d'épargne),
les crédits à la consommation et crédits immobiliers en cours
de remboursement,
l'offre préalable de crédit, le contrat avec l'échéancier, les
correspondances, les relances et arriérés,
les documents concernant d'éventuelles autorisations de
découvert,
les locations de voitures avec options d'achat ("leasing"), les
crédits de trésorerie obtenus dans les grands
magasins.

Documents à
joindre
Doivent être également rassemblées dans le dossier de
surendettement toutes les photocopies des justificatifs
:
de l'identité du demandeur,
de sa situation familiale,
de ses revenus, ressources, biens (immobiliers ou
autres),
de ses charges et dettes.
Si le demandeur est suivi par un travailleur social, la
demande doit indiquer les nom, prénom, coordonnées de
ce dernier.
Autres dettes à mentionner dans le dossier
:
les dettes immobilières (signalement des retards de
paiement de loyers et charges,...)
les dettes de la vie quotidienne (factures, cantine
scolaire, frais de garde d'enfants...),
les arriérés d'impôt sur le revenu et d'impôts
locaux,
les prêts personnels accordés par des membres de la
famille ou amis,
toute autre dette...
Fausse déclaration
:
En cas de fausse déclaration, de remise de documents
inexacts, de détournement ou de dissimulation de biens
(ou tentative de l'un ou de l'autre), d'aggravation de
l'état de surendettement par la souscription de
nouveaux emprunts, le demandeur ne pourra prétendre au
bénéfice des différentes procédures existantes
proposées par la commission de surendettement
.
En cas de difficultés pour remplir le dossier
:
Le demandeur peut se faire aider par le
service social de sa
mairie ou encore par
une association de défense des
consommateurs.
Lieu où adresser le dossier
:
Lorsqu'il est rempli et signé, le demandeur doit
l'adresser au secrétariat de la commission de
surendettement dont il dépend, auprès d'une succursale
de la Banque de France de son département.
Il peut l'envoyer en lettre simple.
Il peut aussi le déposer lui-même.
La commission informera le demandeur par la suite,
ainsi que ses créanciers, de sa
saisine. Attention : Le dépôt du dossier devant la
commission et la saisine de la commission ne dispense
pas le demandeur de payer ses créanciers.
La commission
a 6 mois à partir du
dépôt du dossier complet pour procéder à son
instruction et décider de son orientation.
Pour cela, elle peut demander des justificatifs
supplémentaires.
Conditions de
recevabilité
Pour que le dossier soit accepté :
le surendettement
doit être réel, le
demandeur doit être considéré de
bonne
foi, la
demande, auprès de la commission, doit être
signée, le
dossier doit être complet.
Important : si le demandeur est commerçant,
artisan ou exploitant agricole, il ne peut prétendre à
cette procédure (ce sont des professions soumises à un
régime particulier).
Notification de la recevabilité (ou non) du
dossier
La
commission de surendettement informe le demandeur,
ainsi que ses créanciers, de sa décision par
lettre recommandée avec
accusé de réception.
Elle l'informe également dans cette lettre de la
possibilité qu'elle a de l'entendre s'il le
demande.
La lettre doit indiquer aussi que la décision peut
faire l'objet d'un recours devant le juge de
l'exécution (tribunal de grande instance) dans un délai
de quinze jours suivant sa notification.
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